⚖️ Guide — Voyance et protection

Miviludes et voyance : reconnaître une dérive, connaître la loi et vos recours

Par Marie-Madeleine Clouseau · Voyante · Nevers (58) · 9 octobre 2026

Le mot Miviludes revient de plus en plus souvent dans les recherches liées à la voyance, et c’est une bonne nouvelle. Cela signifie que de plus en plus de personnes se renseignent avant de consulter, vérifient, comparent et cherchent à se protéger. Je pratique la voyance depuis plus de 30 ans, sous une activité déclarée, et je considère que parler ouvertement des dérives fait partie de mon métier. Une voyante honnête n’a rien à craindre de la vigilance de ses consultants, bien au contraire.

Dans ce guide, je vous explique ce qu’est la Miviludes, ce qu’elle observe dans le domaine des pratiques ésotériques, et ce que la loi du 10 mai 2024 a changé pour mieux protéger les victimes d’emprise. Je vous donne surtout des repères concrets pour reconnaître une dérive avant qu’elle ne s’installe, ainsi que la liste des recours possibles si vous ou un proche en êtes victime. L’objectif est simple : que vous puissiez consulter, si vous le souhaitez, en restant libre, informé et protégé.

Qu’est-ce que la Miviludes ?

La Miviludes, ou Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, est un organisme public rattaché au ministère de l’Intérieur. Son rôle est d’observer et d’analyser les phénomènes d’emprise, d’informer le public, de former les professionnels et de coordonner l’action de l’État face aux dérives sectaires. Elle ne juge pas les croyances : en France, chacun est libre de croire en la voyance, au magnétisme ou à toute autre pratique spirituelle. Elle s’intéresse aux comportements qui portent atteinte aux personnes.

Concrètement, la Miviludes reçoit des signalements de particuliers, de familles et de professionnels. Elle publie des rapports d’activité et des guides de prévention. Selon son rapport présenté en avril 2025, le nombre de saisines n’a cessé d’augmenter : 4 148 en 2022, 4 375 en 2023 et 4 571 en 2024. Ces chiffres ne concernent pas uniquement la voyance, mais ils montrent que la vigilance est nécessaire. C’est aussi pour cette raison que j’affiche mon identité et mon numéro SIRET sur la page qui suis-je et sur chaque page de mon site.

Ce que la Miviludes n’est pas

  • Ce n’est pas un organisme qui « autorise » ou « interdit » la voyance.
  • Ce n’est pas un tribunal : elle ne prononce pas de sanctions.
  • Ce n’est pas un label : aucune voyante ne peut se dire « validée par la Miviludes ».

Pourquoi elle s’intéresse aux pratiques ésotériques

Les pratiques ésotériques, comme les médecines dites alternatives, attirent des personnes en souffrance : deuil, rupture, maladie, solitude. Cette vulnérabilité peut être exploitée par des personnes malhonnêtes. La Miviludes alerte en particulier sur les dérives liées à la santé, qui représentent une part importante des signalements. C’est pourquoi je rappelle toujours que la voyance ne remplace jamais un médecin, comme je l’explique dans l’article sur les limites de la voyance.

Les dérives les plus fréquentes dans la voyance

La grande majorité des consultations de voyance se passent sans problème. Mais il existe des dérives bien identifiées, qui suivent souvent le même schéma. Tout commence par une accroche rassurante, parfois une consultation gratuite ou très bon marché. Puis vient une révélation inquiétante : une malédiction, un mauvais sort, un danger imminent pour vous ou vos proches. Enfin, une solution est proposée, toujours payante et souvent coûteuse : rituel, bougies, talismans, « travail » à distance. La peur fait le reste.

Prenons un exemple malheureusement classique : une personne qui vient de perdre son compagnon consulte pour se sentir moins seule. Au fil des appels, on lui annonce qu’un « blocage » empêche son bonheur et qu’il faut plusieurs rituels, à plusieurs centaines d’euros chacun, pour le lever. Elle paie, puis paie encore, et finit par s’isoler de ses proches qui s’inquiètent. C’est exactement le type de spirale que la loi cherche à combattre. J’en parle aussi dans mon article sur la voyance gratuite ou payante et les pièges à éviter.

Les techniques de manipulation à connaître

  • La peur : annonce d’un malheur, d’une malédiction ou d’un danger.
  • L’urgence : « il faut agir avant demain », « c’est maintenant ou jamais ».
  • L’isolement : « ne parlez de rien à votre famille, elle ne comprendrait pas ».
  • La dépendance : appels quotidiens, impossibilité de décider sans consulter.
  • L’escalade financière : des sommes de plus en plus élevées.

Les dérives liées à la santé

La dérive la plus dangereuse consiste à pousser une personne à abandonner un traitement médical au profit d’un soin énergétique ou d’un rituel. C’est désormais un délit spécifique. Pour ma part, je pratique le magnétisme comme un accompagnement complémentaire, jamais comme une alternative à la médecine. Vous pouvez lire ma position sur la page magnétisme et soins énergétiques à distance.

Ce que dit la loi du 10 mai 2024

La loi n° 2024-420 du 10 mai 2024 visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires a apporté plusieurs nouveautés importantes. Elle a créé un délit autonome de placement ou de maintien d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique, lorsque cet état résulte de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement, et qu’il entraîne une altération grave de sa santé ou la conduit à un acte ou une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. Ce délit figure à l’article 223-15-3 du Code pénal.

La même loi a créé un délit de provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical, ou à adopter des pratiques présentées comme thérapeutiques alors qu’elles exposent la personne à un risque grave. Ces textes concernent directement les praticiens qui dépasseraient les limites de leur activité. Ils me semblent salutaires : ils protègent les consultants et ils protègent aussi la réputation des praticiens honnêtes. Sur ce point, mon article voyance sérieuse, qu’est-ce que ça veut vraiment dire complète cette lecture.

Infraction Article du Code pénal Peine encourue (cas de base)
Abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse 223-15-2 3 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende
Abus de faiblesse commis par le dirigeant d’un groupe exploitant la sujétion 223-15-2 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende
Placement ou maintien en état de sujétion psychologique ou physique 223-15-3 3 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende
Provocation à l’abandon de soins 223-1-2 1 an et 30 000 € ; 3 ans et 45 000 € si la provocation a été suivie d’effet

L’abus de faiblesse

L’abus de faiblesse, prévu à l’article 223-15-2 du Code pénal, sanctionne le fait de profiter de la vulnérabilité d’une personne (âge, maladie, état psychologique, sujétion) pour la conduire à un acte qui lui est gravement préjudiciable, par exemple un paiement important. C’est l’infraction la plus souvent invoquée dans les affaires de voyance abusive.

Il faut bien comprendre que ces infractions ne visent pas la voyance en tant que telle, mais les comportements abusifs. Une consultation honnête, payée au tarif annoncé, où la personne repart libre de ses choix, n’entre évidemment dans aucune de ces catégories. En revanche, un praticien qui convainc une personne malade d’arrêter sa chimiothérapie au profit de « soins énergétiques », ou qui l’amène à vider son épargne pour lever un prétendu sort, s’expose désormais à des poursuites claires. Cette distinction est essentielle : elle permet de protéger les personnes sans stigmatiser l’ensemble d’une pratique. Pour comprendre comment j’aborde concrètement ces situations, vous pouvez lire mon article sur le désenvoûtement et la purification énergétique, où j’explique pourquoi je ne propose jamais de rituel payant.

Ce que cela change pour vous

  • Les situations d’emprise sont mieux reconnues, même sans « secte » organisée.
  • Pousser quelqu’un à arrêter un traitement est désormais puni en tant que tel.
  • Les victimes disposent de bases juridiques plus claires pour porter plainte.

Les signes qui doivent vous alerter

Reconnaître une dérive n’est pas toujours facile quand on est soi-même en souffrance. C’est souvent l’entourage qui remarque les premiers signes : des dépenses inhabituelles, un isolement, un discours qui change. Si vous consultez une voyante, posez-vous régulièrement quelques questions simples. Est-ce que je me sens plus libre ou plus dépendant après chaque appel ? Est-ce que je dépense plus que ce que j’avais prévu ? Est-ce que l’on me fait peur ? Si la réponse vous met mal à l’aise, il est temps de faire une pause.

Un exemple concret : une femme qui appelle sa voyante tous les jours pour savoir si elle doit envoyer un message à son ex, et qui n’ose plus prendre la moindre décision seule. Même si les montants restent modestes, il y a là une forme de dépendance qui ne l’aide pas à avancer. Une praticienne honnête doit elle-même freiner ce type de fonctionnement. C’est ce que je fais systématiquement, comme je l’explique dans l’article sur la fiabilité de la voyance, une réponse honnête.

Les signaux d’alerte côté praticien

  • Promesse de résultat garanti : « votre ex reviendra en 7 jours ».
  • Annonce d’une malédiction ou d’un envoûtement à lever contre paiement.
  • Vente de rituels, d’objets ou de « travaux » en plus de la consultation.
  • Refus de donner son nom réel, son SIRET ou ses tarifs.
  • Conseil d’arrêter un traitement ou d’éviter le médecin.

Ces signaux ne signifient pas forcément que vous êtes face à un escroc, mais ils doivent vous inciter à la prudence. Un praticien sérieux répond volontiers à vos questions sur son identité et ses tarifs, et ne s’offusque jamais que vous vérifiiez. Si l’on vous parle d’envoûtement, sachez que ce sujet mérite une grande prudence : la page désenvoûtement explique ma manière de l’aborder, sans dramatisation ni surenchère.

Les signaux d’alerte côté consultant

  • Besoin de consulter chaque jour avant toute décision.
  • Dépenses cachées à l’entourage.
  • Rupture avec la famille ou les amis sur les conseils du praticien.
  • Sentiment de peur ou de culpabilité après les appels.

Comment choisir une voyante qui respecte ces règles

Choisir une voyante sérieuse, c’est d’abord vérifier des éléments objectifs. Un nom réel, une activité déclarée et un numéro SIRET que vous pouvez contrôler sur l’annuaire officiel des entreprises. Des tarifs affichés avant l’appel, à la minute ou au forfait. Des avis publiés et datés. Une praticienne qui accepte de vous dire qu’elle ne perçoit rien, plutôt que d’inventer une réponse. Ces critères ne garantissent pas la justesse d’une consultation, mais ils écartent la plupart des risques de dérive.

Prenons le cas d’une personne qui hésite entre une plateforme de voyance anonyme et une praticienne indépendante. Sur la plateforme, elle ne sait pas qui lui répond ni où est enregistrée l’entreprise. Chez la praticienne indépendante, elle peut vérifier l’identité, lire les avis et connaître le tarif exact. Le second choix est plus transparent. Mes propres engagements sont affichés sur la page comment reconnaître les voyantes sérieuses, et mes tarifs figurent sur la page tarifs des consultations.

Mes engagements

  • Jamais de rituel payant.
  • Jamais de garantie impossible.
  • Jamais d’urgence créée.
  • Un tarif unique et clair : 0,60 € par minute, ou 80 € pour un forfait d’une heure.
  • Une identité vérifiable : Marie-Madeleine Clouseau, SIRET 379 682 495, R.C.S. Nevers.

Vérifier un praticien en deux minutes

  1. Cherchez son nom ou son SIRET sur l’annuaire des entreprises de l’État.
  2. Vérifiez que les tarifs sont affichés avant l’appel.
  3. Lisez les avis, en privilégiant ceux qui sont datés et détaillés.
  4. Méfiez-vous des promesses trop belles et des annonces alarmantes.

Pour aller plus loin, lisez mon article 10 critères pour ne pas se faire arnaquer et les témoignages publiés sur la page avis clients.

Vos recours si vous êtes victime

Si vous pensez être victime d’une dérive, ou si vous vous inquiétez pour un proche, plusieurs recours existent. Le premier réflexe est d’arrêter les paiements et de conserver toutes les preuves : messages, factures, relevés bancaires, historique d’appels. Ces éléments seront précieux pour faire valoir vos droits. Le second réflexe est d’en parler à une personne de confiance. L’isolement est le terrain favori de l’emprise ; le simple fait d’en parler est déjà une manière d’en sortir.

Ensuite, vous pouvez signaler la situation à la Miviludes via le formulaire de son site, déposer plainte auprès de la police, de la gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République, et signaler une pratique commerciale abusive à la DGCCRF via la plateforme SignalConso. Des associations d’aide aux victimes, comme l’UNADFI, peuvent également vous accompagner. Si vous avez simplement besoin d’un regard honnête sur une situation déjà vécue, vous pouvez aussi lire l’article sur les erreurs à éviter en consultation de voyance.

Les interlocuteurs à connaître

Interlocuteur Pour quoi faire
Miviludes Signaler une situation d’emprise, obtenir des informations
Police, gendarmerie, procureur Déposer plainte (abus de faiblesse, escroquerie, sujétion)
DGCCRF (SignalConso) Signaler une pratique commerciale trompeuse ou agressive
Associations d’aide aux victimes (UNADFI, etc.) Écoute, conseil, accompagnement
Votre opérateur téléphonique Bloquer les appels vers les numéros surtaxés

Si la situation concerne un proche âgé ou fragile, n’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel du droit ou une association, et à informer son médecin traitant si sa santé est en jeu. Dans les cas où la personne refuse d’admettre l’emprise, la patience est essentielle : garder le lien, sans reproche, permet souvent qu’elle revienne vers vous le jour où elle prend conscience de la situation. Pour celles et ceux qui souhaitent continuer à consulter de façon saine après une mauvaise expérience, mon article sur comment reconnaître une voyante sérieuse propose des repères simples pour repartir sur de bonnes bases.

Le cas des numéros surtaxés

Les services de voyance par numéro surtaxé font l’objet de contrôles. En février 2025, la DGCCRF a communiqué sur une enquête visant notamment des services de voyance et d’astrologie : sur 21 sociétés contrôlées, 8 ont été sanctionnées. Vous pouvez demander à votre opérateur de bloquer les appels vers ces numéros. Pour ma part, je propose un numéro direct, le 06 81 26 56 46, ce qui vous permet de savoir exactement qui vous appelez.

Consulter sereinement : mes conseils de voyante

La vigilance ne doit pas devenir de la méfiance systématique. On peut consulter une voyante en toute sérénité, à condition de rester acteur de sa démarche. Fixez-vous un budget avant d’appeler et respectez-le. Préparez deux ou trois questions précises. Gardez en tête que la voyance éclaire des tendances et des énergies, mais qu’elle ne décide jamais à votre place. Et surtout, gardez le contact avec votre entourage : une bonne consultation se partage, elle ne se cache pas.

Par exemple, une consultante qui m’appelle une fois par trimestre pour faire le point sur sa vie professionnelle, avec un budget de 20 minutes, utilise la voyance comme un outil de réflexion parmi d’autres. Elle repart avec des pistes, puis elle agit par elle-même. C’est exactement l’usage que je défends. Vous pouvez en savoir plus sur le déroulement de mes consultations sur la page voyance par téléphone et dans l’article sur comment trouver un voyant fiable et honnête.

Une bonne consultation, c’est…

  • Un tarif connu à l’avance et respecté.
  • Une écoute sans jugement.
  • Des réponses claires, même si elles dérangent.
  • Une liberté totale de rappeler ou non.

Se fixer un cadre

Le cadre protège autant le consultant que la praticienne. Je recommande de ne pas consulter plus d’une fois par mois sur la même question, sauf événement nouveau. Si vous en ressentez le besoin plus souvent, c’est peut-être le signe qu’un accompagnement psychologique serait utile en parallèle. Je le dis sans détour à mes consultants quand je le perçois. Vous trouverez d’autres réponses dans la FAQ voyance.

Questions fréquentes

La voyance est-elle légale en France ?

Oui. La voyance est une activité légale lorsqu’elle est exercée dans un cadre déclaré, avec des tarifs transparents. Ce qui est puni, ce sont les abus : escroquerie, abus de faiblesse, emprise, provocation à l’abandon de soins.

La Miviludes a-t-elle une liste de voyants interdits ?

Non. La Miviludes analyse des phénomènes et reçoit des signalements, mais elle ne publie pas de liste officielle de praticiens autorisés ou interdits. Méfiez-vous de toute personne qui se prétend « agréée » par elle.

Que faire si un proche dépense tout chez un voyant ?

Parlez-lui sans le juger, conservez les preuves si possible et contactez la Miviludes ou une association d’aide aux victimes pour être conseillé. Dans les cas graves, une plainte pour abus de faiblesse peut être envisagée.

📖 Articles liés

Une voyance transparente, sans dérive

Voyante déclarée (SIRET 379 682 495), tarif affiché de 0,60 €/min, aucun rituel payant, aucune garantie impossible. Appelez Marie-Madeleine en toute confiance, 7j/7.

📞 06 81 26 56 46

Prendre rendez-vous en ligne · Voir les tarifs

Conclusion

La Miviludes rappelle une évidence que je partage depuis toujours : la voyance doit rester un espace d’écoute et d’éclairage, jamais un lieu d’emprise. La loi du 10 mai 2024 renforce la protection des personnes vulnérables, notamment contre la sujétion psychologique et la provocation à l’abandon de soins. Pour consulter sereinement, vérifiez l’identité du praticien, exigez des tarifs clairs, refusez les rituels payants et gardez le lien avec vos proches. Si vous êtes victime, des recours existent : Miviludes, plainte, SignalConso, associations. Partagez ce guide avec une personne qui consulte régulièrement : il peut lui éviter bien des déconvenues.

✍️ À propos de l’auteure : Marie-Madeleine Clouseau

Voyante, médium, magnétiseuse et cartomancienne à Nevers (58), plus de 30 ans de pratique, consultations par téléphone 7j/7 · SIRET 379 682 495 · R.C.S. Nevers

Publié le 9 octobre 2026 · Mis à jour le 9 octobre 2026